C'est une nuit froide, plus froide que la précédente, il doit être 22heures, le réveil sur la table de nuit de ma chambre d'hôtel ne donne l'heure qu'à quelques dizaines de minutes près, un courant d'air froid me parcours les jambes alors que je sort de ma douche amplement vêtu d'un sorti de bain, l'odeur de moisi de la chambre m'oblige a laisser la fenêtre ouverte pour reposer mes narines, je m'habille, seulement deux jours que je sui ici et mon nez me démange déjà, peu avant de dormir je mets mon casque, le branche sur mon téléphone portable et active la lecture audio, je me mets devant la fenêtre et observe la ville ombrée du haut du 25éme étage ou ma chambre se trouve, je l'observe mourir avec la pénombre, son effervescence de la journée se désagrégeant au fur et a mesure que la nuit s'installe, comme si tout ces habitants mourraient un a un pour revivre avec le soleil du lendemain, gavé de l'image presque figée de la ville je rentre ma tête dans la chambre, je n'ai toujours pas sommeil, le petit réfrigérateur a coté de mon lit est vide, je ne pense pas qu'il ait été rempli depuis plusieurs mois, un peu de rouille tombe des coins de la porte lorsque je l'ouvre, dans la solitude de ma chambre vide mon casque relié a mon téléphone est le seul objet qui me tienne compagnie, assis sur mon lit je consulte mes messages, aucun d'entre eux n'est intéressant, la plus pars viennes de mon opérateur qui me préviens des offres promotionnels, une étrange sensation me pèse soudainement, je me retourne par réflexe comme si quelqu'un m'avait tenu l'épaule mais j'étai seul dans ma chambre, la lumière se coupe brusquement et la noirceur de la chambre se mêle a celle de la nuit, la fenêtre m'attire et je m'y laisse amené par mes pieds, il semble que l'hôtel entier soit dans le noir, de même que les bâtiments voisins, une lueur rougeâtre déchire le noir, le réveil qui ne donne l'heure qu'a quelques dizaines de minutes près s'allume, affichant l'heure de 19 :41 après avoir affiché quelques minutes au par avant 22 heures, ce réveil a l'air d'être le seul objet qui fonctionne dans ma chambre même si il ne fonctionne pas comme il le devrai, quelques temps passé dans la pénombre, je constate que le générateur de secours ne démarre toujours pas, je songe aux ascenseurs et a leurs occupants, sans courant ils ne fonctionnes pas et les personnes sont prises au piéges a l'intérieur, elles risques d'étouffer si elles restent trop longtemps, éclairé par la seule lumière de mon téléphone je guide mes pas hors de la chambre pour ausculter les cages d'ascenseurs, le couloir est plus sombre que ma chambre, et ma faible lueur éclaire a peine les pas que je fais, après avoir parcourus quelques mètres je trébuche sur le chariot de la concierge, elle ne semble point être la, il n'y a aucun appelle au secours émanant des cages d'ascenseurs, l'hôtel est étrangement calme, je prend les escalier pour descendre un palier, je trébuche encor sur quelque chose, cette foi je trébuche sur une femme, peut-être la concierge, je distingue vaguement des habilles pales, une blouse mal lavés, apeuré je la prend pour morte, mais le battement de son pouls contre mon pouce me dit le contraire, elle dors, j'essaye de la réveiller en vain, dan le palier inférieur au mien régnai une atmosphère pesante, un calme troublant et étouffant, je parcours le couloir et ma lumière éclaire un homme allongé au pas de sa porte, ses clefs dans ses mains un sachet a proximité, il avait l'air de s'être endormi en ouvrant la porte de sa chambre, je n'arrive pas a le réveiller, mon téléphone me servais a éclairer mes pas et j'en oubliai même la véritable fonction de l'objet, je le retourne pour éclairer mon visage au lieu de mes pieds et en composant le numéro des pompiers je me rends compte que l'objet ne capte plus aucun réseau, je me lève et me dirige a nouveau vers les escaliers, le calme est rompu, sur mon chemin vers l'escalier j'entend une sorte de berceuse, douce et angélique, elle m'accompagne quelques pas puis ce change en dissonance perforant mes tympans, la pression de mes mains sur mes oreilles n'atténue pas le son infernal, le poids de la mélodie m'accable et je ne tiens plus debout, je m'écroule, je m'effondre, je tombe, je m'endors......